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lundi 7 décembre 2009

Pas normale activity




LE film d'horreur dont on a entendu parler partout sur internet.

Le pitch que vendait la production: inspiré de faits réels, un gentil couple décide de filmer les évènements étranges qui se produisent la nuit chez eux. Plus effrayant que "Rec" et "Blair Witch" réunis.

Le pitch en vrai: Un mec achète une caméra pour essayer de convaincre sa copine de tourner un porno amateur. Il tente en vain de la convaincre pendant une bonne demie heure du film, après quoi, il réalise que cette dernière a un pet au casque et fait des trucs bizarres la nuit.
Ils font appel à un charlatan qui se trouve aussi être un très mauvais acteur, qui ne peut pas les aider à part leur dire qu'un démon habite la maison et qu'il n'y a rien à faire à part du tricot et de la guitare, et SUTOUT ne pas acheter de "Oui-ja" -parce que c'est vrai que c'est ce qu'on a tendance à faire quand la maison fait du bruit la nuit.
Longue séquence "Confessions intimes", où l'on entre dans l'intimité du couple, qui nous dégoûte peu à peu, mais bizarrement fascinés, on ne quitte pas la salle, alors qu'on devrait.
Puis, la fille se retrouve à dormir dehors, et c'est là qu'on se rend compte qu'en plus d'être dépressive et somnambule, le short de nuit qu'elle porte ne lui va pas - toute personne avec de si grosses cuisses devrait être bannie de poumpoum short.
Le mec passe ensuite la fin du film à assurer qu'il est trop fort et qu'il va tuer le démon tout seul comme un grand.
Rien ne se passe, à part de longues minutes d'agonie pour le spectateur.
Scène finale.
Le mec se fait projeter contre la caméra par sa meuf.
Léger sursaut du spectateur qui se réveille à cause du bruit.
Pas de générique, parce que 1. La Paramount veut faire croire que cette histoire est réelle et 2. Version plus crédible, après montage, l'équipe a du se dire qu'elle ne prendrait même pas la peine d'inventer des pseudos, la mauvaise qualité du résultat ne justifiant pas une signature quelconque sur cette bouze.

Voici un petit résumé du scénario, pour ceux qui doutent encore.

Scène 1, intérieur nuit, le couple dort dans son lit.

ELLE: Tu as entendu?
LUI: Non, mais je vais voir quand même.
(Il descend à la cuisine)
LUI: C'est le congélateur, ne t'inquiète pas.

Scène 9, intérieur nuit, le couple dort dans son lit.

Elle se lève et va aux toilettes.

Scène 18, intérieur nuit, le couple dort dans son lit.

LUI: Prout.

Scène 27, intérieur nuit, le couple dort dans son lit.

ELLE fait un pet de fouf, ce qui provoque un soulèvement des draps.

Scène 36, intérieur nuit, le couple dort dans son lit.

ELLE se réveille brutalement: Haaaaaaaaaaaaaa! J'ai fait un cauchemar, j'ai rêvé que Barack Obama était élu président.

Scène 45, intérieur nuit, le couple dort dans son lit.

LUI se fait projeter violemment contre la caméra.
ELLE mange du poulet et fait un doigt d'honneur sur lequel est écrit "Paramount just fucked you hard you stupid ass" au spectateur.

Conclusion: un très bon coup marketing de la Paramount (des millions de spectateurs), un budget zéro en matière d'investissement sur le tournage (environ 15 000 Dollars), un buzz incroyable sur internet à grand renfort de sites de cinoche bidons et de fausses critiques...
A l'arrivée, on baille, voire on rigole pendant une longue heure et demie, et le résultat de ce pet sur pellicule est plus terrifiant que "Showgirl", mais bien moins que "Sauvez Willy".
Le spectateur à vraiment l'impression de se faire blouser.
Le budget zéro ne devrait pas signifier zapper le scénario, au contraire (cf "Rec", justement, chef-d'oeuvre en matière d'horreur).
Ah oui, et les acteurs sont bêtes, moches et innattachants, ainsi que mauvais.

Ce film est une arnaque qui ne vaut même pas la perte de temps du téléchargement, prendre les gens pour des billes comme çà alors que le cinéma est en crise, c'est pas gentil Paramount.

Salade d'hiver




Mettre d'abord à bouillir une demie patate douce et une petite poignée de pommes de terres rattes, jusqu'à ce qu'elles soient tendres.

Lorsque c'est le cas, les découper en fines lamelles, puis les laisser tiédir dans un saladier.

On prépare la sauce, qui se compose de 3 cuillères à soupe d'huile d'olive et d'une cuillère à soupe de Saint-Agur en pâte à tartiner, ainsi que d'une échalote émincée.

Y ajouter une tomate coupée en dés, une poignée de feuille de roquette, une boîte de thon que l'on émiette - le thon, pas la boîte, ha ha, comme c'est drôle - et des petits dés de poivron.

Bien mélanger le tout.

Déguster avec un petit verre de Domaine de Louna, cuvée 2002, et des petits fromages de chez Julhès (58-60 rue du Faubourg Saint Denis, 75010 Paris).

Un petit réconfort au coeur de Décembre, il n'y a pas de mal à se faire du bien :)

dimanche 6 décembre 2009

L'art sauve

L'art, c'est cool.
Wow, le gros scoop.
Non, mais genre cool au point d'influencer des vies.
Je me suis donc dressé une petite liste non-exhaustive et pêle-mêle des diverses oeuvres qui m'ont époustouflée, pour une raison ou une autre.
Parce qu'on ne pense pas assez à remercier ces gens qui ne nous connaissent pas et nous tiennent la main à un moment, sans même le savoir.

1. La chanson "Under Pressure" de David Bowie et Freddy Mercury; je suis partie vivre à New York à cause de cette chanson, l'envie et la force et la fougue qui donnent envie de plus.
2. "Cyrano de Bergerac", le film avec Depardieu. J'avais 7 ans et je piquais des fous rires avec ma copine Leslie dans le cinéma. Quand j'ai revu le monologue final, et ce panache, pff, j'ai arrêté de rire.
3. Le film "Magnolia", que j'ai regardé tous les soirs pendant un an pour m'endormir.
4. La chanson "Creep " de Radiohead. Elle ne m'a pas fait tellement de bien celle-ci, elle est sortie à une période peu simple de mon existence, et pourtant elle me hante.
5. Le film "La mort vous va si bien", en revanche, m'a remonté le moral à la même période. Tout comme "Forrest Gump" d'ailleurs, on se raccroche à ce qu'on peut. Et "Carmen", l'opéra, et aussi "La ronde des gens", un immense tableau de Dubuffet exposé à Chicago si mes souvenirs sont bons, et "Guernica" de Picasso .
6. Toute la musique de Muse, tout le temps, ce groupe est comme un vieux pote qui me comprend et qui chante juste pour moi. C'est mégalo, je sais, mais il faut un peu de mégalomanie pour tenir un blog de toutes façons.
7. "Goodbye stanger" de Supertramp.
8. La voix de Barry White. Et celle de Ray Charles. Ainsi que celle de Tina Turner. Je sais. Ah oui et la voix de Jerry Seinfeld aussi, pour d'autres raisons.
9. Les comédies musicales des années 50 avec Gene Kelly ou Fred Astaire. Magique et con, mais magique quand même.
10. La Joconde. Il y a le secret de l'univers dans son regard, à cette femme.
11. Toute la littérature d'Oscar Wilde. En VO s'il vous plaît. Et Shakespeare, aussi, même tarif, parce que c'est si beau. Et un auteur américain du nom de Dave Eggers, fort, et "The brief ans wondrous life of Oscar Wao", Pullitzer 2008. Miraculeux.
12. La peinture de Basquiat.
13. "Fenêtre sur cour", d'Alfred Hitchcock. Pour une raison que j'ignore, la scène où le héros se fait masser m'apaise.

A ce stade, je me rends compte aussi qu'il y en a trop, plein, mille et que c'est impossible à résumer ici.
Le principe de dresser une liste est en fait absurde.
Donc le numéro de 14 se résume à: ETC, ETC, ETC...

Vive l'art.

J'ai aussi envie de dire chapeau l'artiste, mais c'est très présomptueux, en plus d'être une expression ringarde.

C'est drôle quand même, que des gens vous touchent à ce point alors que vous ne les rencontrerez probablement jamais.

Philosophie du dimanche bonsoir.