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mercredi 13 mars 2013

Un chemin de 1000 lieues finit par un pas.

Cher lecteur, chère lectrice.

On dirait bien que je n'ai plus grand chose à te raconter ici.
Je pourrais me répandre ici sur la grande évolution, le chemin parcouru, les histoires racontées...
Il m'apparaît qu'il est temps de conclure ce blog (comme me le signalais une fidèle lectrice récemment,  en m'engueulant doucement parce que je n'avais pas posté depuis janvier).
J'ai du me rendre à l'évidence, voilà, c'est fini, c'est le début d'autre chose ailleurs, déjà -déjà?
(C'est bien la première fois fois que j'assiste à la conclusion d'un blog par ailleurs, alors pardonne-moi, lectorat, si je suis maladroite, je compose avec toi, je bidouille, je fignole un "bye-bye" comme faire se peut, mais je sais qu'on se retrouvera sous d'autres auspices, dans d'autres endroits...)
Bref.
Je dirai cela en conclusion:

Lorsque j'ai commencé la rédaction de ces billets, j'ignorais qu'il y aurait une fin.
Mais la voilà qui se profile, cette fin.
La fin, ce n'est pas grand chose de plus qu'un pas vers un autre nouveau, un petit début qui lui aussi s'achèvera.
C'est ainsi que j'achève ce long pas, cette ballade, dont j'avais trouvé le titre en cours d'écriture de scénario lorsque je vivais à NYC. "Une autre fille toute nue". Je me suis tissé des fringues à chaque fois que j'ai écris un mot ici. Et puis, alors, de fil en aiguille, de mot en ponctuation... Voilà que ce blog est fini.
Je vais en apposer, en coller en mettre encore ensemble, des mots, mais plus ici. Ca c'est fait, comme ils disent (je ne sais pas qui "ils" sont, mais qui sait, qui sait?)
J'ai pris du plaisir à raconter ces brèves histoires, et toi à me lire, je l'espère, et puis si je t'ai énervé aussi en fait çà je m'en fous, j'ai écouté de ma musique très fort, dit un nombre incroyable d'inepties, créé des libellés, des titres, des anecdotes cons, j'ai ri, oh, ce que j'ai ri, j'ai pleuré, et puis j'ai fumé un sacré nombre de paquets de clopes: j'ai écrit ce blog comme je vis ma vie, en riant franchement.
Je me suis mise à écrire ce blog comme pour survivre, à un moment de ma vie, quand plus rien ne m'inspirait: je croyais être creuse et plus en vie et puis en fait j'ai compris que la vie c'est jusqu'à ce qu'on meurt et que n'étant pas morte, je pouvais alors continuer à bidouiller, et j'ai pioché en moi, et en écrivant ces parfois absurdes billets, j'ai réalisé comme  j'avais encore plein d'histoire à raconter.
D'après ce que j'entends, les histoires ont une fin pour la plupart.
Alors, bon: au revoir lectorat, au revoir toi, on se reverra ailleurs.

Je finis donc ce blog comme il a commencé, par un pas, vers la fin.

LA.
FIN.
(et de fait, le début d'autre chose..)

mercredi 24 octobre 2012

R.A.B. (Rien A Battre)


La procrastination (du latin pro et crastinus qui signifie « demain »1) est une tendance à remettre systématiquement au lendemain des actions (qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non). Le « retardataire chronique », appelé procrastinateur, n’arrive pas à se « mettre au travail », surtout lorsque cela ne lui procure pas de satisfaction immédiate.*

* Source Wikipedia

J'ai envie d'ajouter à cela que les espagnols à ce sujet ont un proverbe: "Demain est le jour le plus chargé de l'année". Ils ont tout compris ces espagnols, c'est aussi eux qui disent que celui qui a le plus besoin de vacances est celui qui en revient.
Beau pays qu'est l'Espagne, qui a institutionnalisé la sieste.

jeudi 18 octobre 2012

Cher ta"bip" la "bip"...


Écrire ce blog génère de nombreuses satisfactions.
Communiquer avec mes lecteurs en est une, j'ai fait de chouettes rencontres que je n'aurais pas pu faire ailleurs. 
Et puis un beau jour, on se dit qu'on a  influencé une vie, à notre façon.
J'ai tout de même du rectifier le nom de l'expéditeur, parce que je ne l'aime pas trop...
La preuve:

"Expéditeur: ta"bip" la "bip" <stopocons@gmail.com>
Date: 17 octobre 2012 21:43:54 UTC+02:00

Objet: faut s'arrêter!

Salut!
moi je suis de la brigade des anti-bip et qund on a vu ton bog on s'est dit u'i fallai air et TRES VITE!!
tu te kiffe trop et stp arrêtes...."

Cher ta"bip" la "bip",

Merci pour cette marque d'attention par une belle soirée d'automne que vous auriez pu occuper à tant d'autre choses... 

Je réalise qu'entre vos séances de rééducation chez l'orthophoniste, votre régime Dukan qui ne fonctionne pas, votre vacuité prolongée en raison d'un évident manque d'aspirations et d'intelligence, la vision répétée et acharnée d'émissions de télé-réalité auxquelles vous rêvez de participer tout en sachant que votre physique ingrat vous en empêche,  en somme, toutes ces petites contrariétés qui constituent votre quotidien, finalement, cher ta"bip" la "bip", je réalise que prendre le soin de faire glisser vos doigts boudinés et crasseux sur un clavier pour créer une adresse mail, admettre que votre obésité morbide peut effectivement vous autoriser à parler de vous en utilisant "on", qui vous représente bien comme vous êtes, insignifiant, indéfini, vague, et surtout, surtout, cher  ta"bip" la "bip", avoir le courage de signer de votre vrai nom, ce qui témoigne de votre volonté d'assumer enfin la profession de votre pauvre maman emportée par la syphilis (du fait de sa profession), je réalise que beaucoup se seraient découragé, mais pas vous, et bien, enfin, ce courage qui est le vôtre, ça m'inspire cette unique réponse que je vous livre: mais quelle triste et solitaire personne vous êtes.

Du fond du coeur, cher  ta"bip" la "bip", je vous souhaite tout le succès que vous méritez dans votre entreprise de "stopocons", vraiment, le monde a besoin de ce genre d'initiative pour aller mieux, pour l'intérêt général, et pour tout ce que nous avons tous en commun dans notre profonde humanité.

Merci de me lire, bien à vous!

Claire

lundi 25 juin 2012

Par la fenêtre (in the backseat)


J'entendais un type à la radio tout à l'heure dire que les enfants ne regardaient plus le paysage par la fenêtre, lorsqu'il voyageaient en voiture, tout occupés sur leurs jeux vidéos/TV/n'importe quel autre engin technologique du démon qui les empêche de vivre la vie, la vraie.

Je me suis dit zut, la tristesse de passer à côté de cette lente contemplation de tous ces territoires et régions variables au gré d'un course automobile.

Même en bus, dans Paris. En fait, surtout en bus, par les temps qui courent, je me surprends à le faire -car malheureusement je ne pratique le roadtrip que de manière très aléatoire.

Et je me dis...

Je vous regarde passer avec vos cœurs qui battent, vos ballons, vos peurs, vos chagrins et vos amours, vos buts précis, vos vies, vos frères, vos soeurs, vos disputes, vos soucis, votre argent, votre sourire, votre inquiétude, vos rêves, vos spéculations, vos lames d'acier, vos folies, votre extraordinaire vie ordinaire, vos ratages, vos spéculations, vos idées politiques, votre nonchalance...





Je suis spectatrice du beau paysage de la vie, et je me dis "quelle chance".

Ils n'y pensent pas assez, les gens, à la chance qu'ils ont.



La chance!


samedi 19 mai 2012

Un battement de coeur.


L'amour c'est cet endroit ou deux personnes décident d'aller ensemble. Mon cœur bat doucement et le tien aussi, boum, boum, ils s'accordent . Je te tiens le parapluie dans la tempête, et on courre les éclairs, je te tiens la main, je suis avec toi, ça va, je suis tes yeux, je suis la force tranquille, je suis la quiétude au milieu de la fureur, nous allons bien.
La force tranquille, j'ai découvert que je l'avais en moi quand je travaillais avec les bébés, ou encore quand je mets mon uniforme de secouriste.
Je ne suis plus que çà, un battement de coeur, prête à m'accorder battement de celui de mon prochain.
C'est moi en mieux, c'est mieux que tout.
Boum, boum.

mardi 1 mai 2012

Les petits plaisirs (réminiscence)

Je ne suis pas passéiste, mais par hasard, je suis tombée sur une petite madeleine de Proust -qui en était déjà une à l'époque:



http://www.youtube.com/watch?v=T-kY7JEGrNI

J'avais 20 ans lorsque ce film frais est sorti, je jouais dans  une pub Coca tout en bossant chez H&M, le 11 Septembre n'avait pas encore eu lieu, on avait le droit de sourire sur les Photomatons, et j'avais voté pour la première fois de ma vie (Jacques Chirac, à mon grand désarroi, après avoir été au Trocadéro chanté la Marseillaise pour signifier à l'immonde Le Pen que cette chanson n'était pas la sienne), en pensant à mon grand-père, médecin de guerre, qui disait qu'on vote contre tous les autres.
David Guetta mixait encore aux Bains Douches et j'avais des piercings (sur la langue et à divers endroits variables, tour à tour, sur le visage); je portais également des treillis, des robes en skai rose, des foulards et des parfums aléatoires, toujours, plein, plein d'accessoires (voire des vestes en fourrure).
Je rêvais de vivre à New York - ce que j'ai fait quelques années plus tard.
Je vivais avec un garçon corse et nous rêvions de nous marier à Las Vegas - ce que nous ne fîmes jamais, à juste titre.
Les bobos n'avaient pas encore envahi le Canal Saint Martin (le terme "bobo" n'existait pas encore) - je m'y encanaillais subrepticement parfois au détour d'un pique-nique au petit matin, après une chouille à Belleville.
J'vais peur du sang - aujourd'hui je suis secouriste.
On faisait des batailles de bouffes dans tous nos appartements bohémesques dont nos propriétaires voulaient nous virer, et n'y parvenaient pas (mais ils récupéraient des cautions dithyrambiques lorsque nous leur rendions enfin les clés de leurs chez-eux).
Je portais une chouette veste en cuir que j'ai encore.
J'avais un chien qui s'appelait Rodéo en hommage à l'album "Music" de Madonna et dont je me suis séparée en même temps que le garçon corse.
J'allais en Fac à Paris 8, dans un cursus artistique, un Deug Arts du Spectacle option Cinéma - aujourd'hui je reprends une Licence AES de travailleuse sociale et j'écris aussi ce blog.
J'avais pleins de rêves, de la musique dans la tête et la peur me tenaillait grave.
Aujourd'hui la musique est dans mon Iphone et passe dans mes oreilles via un gros casque Sony, j'ai des projets à long terme et puis c'est l'amour de mon prochain qui me fait avancer.

J'ai bien évolué finalement...  

mardi 3 janvier 2012

J'aime mes voisins


Ce soir, en rentrant chez moi, quelle ne fût pas ma surprise en constatant de bizarres petits signes caballistisques tracés à la craie: une flèche, un coeur et un 4 à l'envers.
Machinalement, je l'efface et çà me préoccupe un peu.
J'arrive à mon étage et ARGH! 
Revoilà le petit 4 à l'envers, à côté de ma porte.
Et là je me souviens avoir eu une conversation avec un flic, qui me disait que des cambrioleurs utilisaient ces petits signes pour faire des repérages dans les immeubles.
Je croise ma voisine de palier et lui raconte l'anecdote, en tremblant un peu.
Elle me dit qu'elle aussi a entendu cette histoire, et qu'ils repèrent les femmes seules.
Je me dis merde, j'ai fait du Tae-kwon-do, mais s'ils viennent dans mon sommeil, ces cons, je fais quoi, moi?
On panique.
Je dis, ok, je vais appeler les flics, et prévenir les autres voisins.
Elle me dit de faire çà;
Je mets plus d'une demie-heure à tomber enfin sur le bon service des flics, qui d'abord me rient au nez en  me disant que c'est sûrement un petit graffiti stupide, et me transfèrent à un autre service.
En attendant qu'on me passe le bon service, je me dis zut, quand même, je ne suis pas une parano de base, je n'ai pas de télé donc j'estime ne pas être manipulée par le sécuritarisme, mais comment je vais dormir ce soir toute seule, moi?
On me passe enfin le service, j'explique les signes de Blair Witch, ils me disent OK, on fera des rondes.
J'écris un mot à mes voisins, et j'en croise d'autres en route, un petit couple charmant du 5ème.
Je leur explique.
La fille flippe.
Me dit qu'en plus, çà sent la beu dans le hall et qu'on a pleins de prospectus dans les boîtes aux lettres.
C'est bizarre...
Elle me dit, prends mon numéro, s'il t'arrive quoique ce soit, tu escalade le balcon jusque chez nous.
Elle me donne son numéro.
Et me conseille de prévenir tout le monde à mon étage.
Parce que je suis une femme.
Seule.
Ce que je fais.
Je rencontre alors Loick, du 4ème, qui me fait de bizarres clins d'yeux.
Et une autre jeune fille au 4ème.
Ils sont tous assez sympas, et reconnaissants.
Puis, enfin, je sonne chez LA famille.
Et là, la maman me dit.
OOOOOOOH! Mais c'est Sabrina, 4 ans, qui a eu des craies pour Noel, elle a fait des petits dessins partout.
Vous avez frappé à la bonne porte!
Je ris.
Je suis con.
J'ai envie d'embrasser Sabrina, et la remercie pour ce petit coup de pression.
Sa mère me dit en riant que c'est Sabrina le tueur.
Sabrina courre dans le couloir, comme en me narguant.
Je ris à nouveau.
Je refais le tour des voisins.
Leur souhaite bonne année, et remercie Sabrina, parce grâce à elle ce soir, on s'est un peu tous rencontrés... 
J'aime mes voisins, et grâce à Sabrina, 4 ans, les flics feront peut-être une petite virée par chez moi bientôt... 

dimanche 18 décembre 2011

Idée (s) ...


2011 a été encore plus agitée et prolifique que prévu, cependant, un certain nombre d'idées, de citations, de phrases, de mots restenet en suspens, et je les rassemble donc ici pour qui voudra en faire des brillantes choses en 2012...


Je nomme donc cette liste d'embryons: Idées en vrac de best-sellers pour 2012; liste non-exhaustive et inachevée:

- Le garçon qui miaulait

- Le sapin qui ne fêta pas Noël 

- Demain c'est bien

- En guitare c'est beaucoup plus facile de faire un beau solo que d'accompagner. (Comme dans la vie).

- Chers garçons, désolée, pardon, merci, je vous aime.

- À ce stade, pour faire tout ce que j'ai à faire, j'ai 3 options: les amphétamines, l'achat d'un sosie ou bien développer le don d'ubiquité. Mmm...

- Forrest Gump dit que la vie est comme une boite de chocolat et qu'on ne sait jamais sur quel goût on va tomber. Aujourd'hui je suis tombée sur un chocolat à la merde.

- Tu ne seras plus jamais seul.

"Être au plus proche ce n'est pas toucher: la plus grande proximité est d'assumer le lointain de l'autre. " " Les rythmes, est ce qui va nous permettre de déchiffrer la personnalité, le style de l'autre."
Jean Oury (bon ceux la existent déjà...)

- Pousser la pensée.

- Elle écoute Mika. Au premier degré. Bérénice Laporte.

- "On perd du temps au choix, on tente, on veut tout faire. N'en n'ayons qu'un, mais qu'il soit le bon." Jean de la Fontaine (celui ci aussi existe déjà)

- Don't let your past dictate you who you are, but let it be a part of who you will become.

- Life loves you.

-Quand je me dépasse et que je suis moi en mieux, moi en mieux, moi en mieux...

- "Je ne veux pas d' arguments à la Coluche, ne cherchez pas a me convaincre à tout prix, ne cherchez pas à inventer la poudre, avant Nobel il y avait la poudre, et après Nobel aussi, alors oubliez la poudre hein?" M. Chegrouche, charge de TD de macro eco à Montrouge .

- You are already naked. There is no reason not to follow your heart. Steve Jobs

- Répétassent, sus-dites , outre-tombe... 

- Il vaut mieux faire envie que pitié.

- Un documentaire  sur les éboueurs

- Charlie Chaplin: "Du chaos naissent les étoiles."

- "On est pas bien la, paisibles, a la fraiche, décontractés du gland?et on bandera quand on aura envie de bander!"

- You are lovable. You are beautiful. You are a beautiful creature of the universe.

Merci



Ne pas oublier que les petites choses qui semblent aller de soi ne sont jamais dues.
Ne pas oublier la gratitude et ne pas oublier de dire merci.


Merci pour ma tête, mes deux bras, mes deux jambes. 
Merci pour ce soleil, et pour la pluie aussi, merci pour le vent sur mon visage, pour l'eau quand j'ai soif, merci pour les moments drôles et pour les tragédies. 
Merci pour la perte et pour les retrouvailles, pour les voyage et pour le sur-place, merci pour l'envie, pour les mauvaises rencontres  et pour les questions irrésolues, pour les minutes et pour les heures, merci pour les gens, pour le temps. 
Merci, merci, merci.
Merci pour les erreurs, les tartines au beurre, merci pour le métro à l'heure et pour les faux départs, merci pour les retards, merci pour cette conne, merci pour cet égoiste, merci pour les amis et pour les inconnus de qualité.
Merci pour ma couverture et pour la nourriture, merci pour le vin et pour la fête, merci pour l'ennui, merci pour les fois où j'abandonne, merci pour les crises et pour le manque de solutions, merci pour les réponses inattendues, oh, et merci pour la musique.
Merci, merci, merci.


Merci pour tout ce qui m'attend encore et pour les voyages et les pauses, tous ces gens, merci pour tout ce que j'ignore et pour tout ce que je vais apprendre, merci pour tout ce qui me sera épargné et pour tout ce que je vais connaître, merci pour tout ce dont je ne soupçonnerais peut-être jamais l'existence.


Merci, merci, merci...



vendredi 25 novembre 2011

Happyscope



Revoilà, déjà le mois prochain. De fait et pour finir l'année en beauté, revoilà aussi l'happyscope, qui vous prédit toutes les bonnes choses que vous méritez tant, bande de signes astrologiques.

Bélier: çà va, mais genre très bien. En fait, j'ai consulté le dictionnaire astral mais je n'y ai pas trouvé de mots pour décrire votre état de bien-titude, donc je suis obligée de résumer ici à "çà va bien", mais pour vous, ce mois-ci et en cette fin 2011, c'est plutôt de l'ordre de la bientitude, et qu'importe si ce n'est pas un mot, bordel, parce que c'est un gros, gros kif.

Taureau: ah mais voilà! Vous voilà enfin tel Gabriel, cet ange incroyable qui vient nous dire tous ces trucs cools et que nous attendions tous; vous portez la bonne parole, Taureau, et non seulement on vous écoute mais on vous loue (au sens on chante vos louanges, pas on vous prend en location, faut pas déconner, vous avez consulté les prix de l'immobilier, récemment?) 

Gémeaux: Alors là ce qui est particulièment bien pour vous, cher Gémeaux, c'est que vous parlez l'araméen, mais dans le langage du coeur: en clair, ce langage clair, limpide, universel, traduisible dans toutes les langues de France et de Navarre et qui dit la bonne vérité et avec laquelle le monde entier opine.

Cancer: Gaspard, Melchior et Balthazar sont d'accords: en fait, les cadeaux à-go-go qu'ils avaient prévus pour la naissance de baby- J, vous reviennent à vous, en réalité, pour la simple raison que, ben, juste, c'est vous.

Lion: voilà, c'est le moment de Gloire, mais alors le vrai. Avec un grand G. Comme Génial, Gésus, Gé tout ce que je mérite enfin, Guel bonheur, Guelle joie, Grande est cette fin d'année...

Vierge: vous le dites enfin et vous osez le clamer, Vierge, vous n'êtes pas Marie non plus, hein, vous en avez vu, et des belles, des magnifiques, et la bonne, la merveilleuse nouvelle, c'est que le meilleur reste à venir...

Balance: tel l'agneau vous bêlerez de contentement parce que l'univers entier, en ce mois, vous donnera tant de raisons de joies et de satisfactions, que vous vous exprimerez par des cris de joie animale.

Scorpion: le père Noel, cette année, s'est dit en vous regardant que son job n'était pas suffisant, qu'il lui fallait un mentor, et c'est donc de vous qu'il s'inspire pour agrandir son activité, tout en respectant des règles de développement durable. Vous lui montrez comment faire et encore plus d'enfants sont en joie.

Sagittaire: cette fin d'année vous promet bien plus que ce que vous n'espériez. En vrai, vous vous en fichez bien du caviar et du champagne (qui seront néanmoins de la partie), ce qui est importe est ailleurs, et vous le trouvez au pied du sapin, juste là où vous ne l'attendiez point.

Capricorne: le Grinch tente, une fois de plus, de dérober Noel. Non seulement vous l'en empêchez, mais la mère Noel tombe dans vos bras, et du coup le Père Noel aussi, et du coup ils vous sont reconnaissants pour l'éternité de ce que vous avez accompli, alors voilà, pour vous, plus d'inquiétude de confort, plus du tout.

Verseau: c'est comme l'été en hiver, c'est comme si le calendrier de l'avant avait décidé de tout vous donner à vous ce mois-ci, quoi que vous fassiez, vous remportez le gros, le bon, l'immense et le délicieux lot.

Poissons: votre chaussette au-dessus de la cheminée est pleine, le gui est tout le temps au-dessus de votre tête, abondance de joie et de bonté autour de vous en cette année qui se clôt. Celle qui vient à encore plus à offrir...



jeudi 24 novembre 2011

Maurice.


Ce n'était pas prévu qu'on se rencontre.

En tous cas, je n'avais pas prévu que ce serait dans son lit à elle que je finirais.
Elle m'a vu dans ce magasin et elle m'a dit "génial, c'est Stella qui va être contente", et puis on est partis ensemble, j'étais emballé. 
On est allés chez elle, elle a dit quelle trouvait ça intéressant que je m'appelle Maurice, comme son grand père.

Moi je me laissais balloter, j'étais comme enivré, elle était vraiment enthousiaste, mais elle n'arrêtait pas de parler de Stella, et que c'était une surprise géniale pour son anniversaire, qu'elle serait si heureuse de me rencontrer, que je correspondais exactement à tout ce qu'elle attendait. 
Elle était très joyeuse, elle n'arrêtait pas de parler au téléphone, sautillante, c'était le printemps. 
On a dîné.
Elle a mis beaucoup de musique, très fort.
Puis un film.
Elle téléphonait par intermittence, elle riait beaucoup, tout le temps, je la trouvais un peu trop heureuse pour être honnête, à vrai dire...
Et puis elle a reçu un coup de fil de plus, et elle a eu l'air mécontent. Elle s'est mise dans tous ses états, elle a crié fort et elle a fini par dire que de toutes façons la seuls chose qu'ils avaient en commun était morte il y a bien longtemps et puis que était mieux qu'ils ne se voient plus, et quelle était désolée pour lui mais que c'était au delà de ses forces.
Moi je tentais de rester emballé mais soudain, je me demandais ou était cette fameuse Stella, que finalement, j'avais bien envie de la rencontrer.
Elle m'a dit "changement de plan, Maurice, tu restes avec moi, je vais avoir besoin de toi".
Il était tard, à ce stade, on était au beau milieu de la nuit, je n'avais pas tellement le choix, et puis j'étais encore et toujours emballé.
Que voulez-vous, c'est probablement pour çà qu'elle m'a autant touché, moi aussi, j'ai le vice de l'enthousiasme.
Et là, sans que je ne vois rien venir, elle m'a déballé, et elle m'a dit que Stella comprendrait, que même si elle n'avait que 2 ans, c'était une fille très très intelligente pour son jeune âge.
Qu'il n'y a pas d'âge, finalement, pour avoir un objet transitionnel, comme l'appelle Winnicott, quel barbarisme pour qualifier un lapin en peluche tout doux, une présence rassurante qui permet à quelqu'un de se consoler et de supporter la séparation - un mot moins mièvre, certes, que "doudou"; un symbole de réassurance, en somme.
Elle m'a serré très fort dans ses bras et elle m'a dit bonne nuit.
Et puis, dans mes bras, comme une enfant de rien, comme une gamine perdue, elle s'est endormie.
Je n'ai rien dit parce que je ne parle pas, mais je n'en pense pas moins.
C'est que c'est juste, c'est tout simplement mon juste mon job.

Je suis la quiétude et le silence sympathique, je suis sa maison et son réconfort, sa chaleur tendre, son lendemain qui chante, je suis là, je suis vraiment, vraiment, vraiment là, je suis la certitude pour elle qu'où qu'elle soit partie, qu'elle revienne du sommeil ou bien qu'elle soit allée au loin dans une inconnue distance, je suis cette confiante présence qu'à son retour, de manière permanente, je serai là, pour elle, et pour elle seulement.

C'est mon métier, à moi, finalement, d'incarner cette présence  de force tranquille, de bienveillante neutralité, de calme tempérance...
Je suis un lapin en peluche et j'étais destiné à une fillette de 2 ans.
Je suis un "objet transitionnel".
D'autres fument beaucoup, ou boivent, téléphonent sans cesse, des comme elle, de son âge et encore plus.
Certains mangent, se droguent, d'aucuns militent, il y en a qui lisent tout le temps ou bien qui passent leur vies à regarder des films, à chanter ou encore à danser.

Toutes les compulsions, tous les gestes, toutes, les actions, vous le savez, existent pour se rassurer sur la permanence et fuir un peu la mort et la peur de l'absence.

Et donc enfin, et puis en fait voilà, comme je vous l'ai raconté, voilà comment je finis dans son lit à elle.

Bonjour à vous.

Enchanté.

Je suis Maurice




mardi 1 novembre 2011

Un peu de poésie...

"Nous voulons explorer la bonté, contrée énorme où tout se tait." Guillaume Appolinaire

jeudi 27 octobre 2011

Le meilleur blog de l'univers: comment devenir un ninja (gratuitement)


Ce formidable site répertorie toutes les questions absurdes que les internautes posent à Google.
Hilarant (et parfois un peu flippant aussi).
In Google We Trust; si vous aussi vous vous êtes déjà posé des questions comme:

"est-ce que le pet d’une femme sent bon ?habituer le chien aux bottes
site de rencontre spécial pour les roux
vêtement gitan pour homme a pas cher
 vend mes tampax usagés

s’entourer les nichons avec un bas nylon
application iphone pour devenir riche
comment une horloge brisée donne l’heure deux fois par jour

je préfère les thons
émoticone dominatrice"



Ou plutôt, si vous ne soupçonniez pas qu'il était possible de se poser de telles questions, FONCEZ!


J'ai tant ri que j'en ai encore mal au ventre, enjoy :

http://devenirunninjagratuitement.tumblr.com/

Merci Julien T. pour ce bijou :)

jeudi 13 octobre 2011

Bye bye Steve

Tout a été dit dans tous les sens, mais voici encore quelques paroles sages du phoenix le plus créatif de sa génération:

"When I was 17, I read a quote that went something like: "If you live each day as if it was your last, someday you'll most certainly be right." It made an impression on me, and since then, for the past 33 years, I have looked in the mirror every morning and asked myself: "If today were the last day of my life, would I want to do what I am about to do today?" And whenever the answer has been "No" for too many days in a row, I know I need to change something.
Remembering that I'll be dead soon is the most important tool I've ever encountered to help me make the big choices in life. Because almost everything -- all external expectations, all pride, all fear of embarrassment or failure - these things just fall away in the face of death, leaving only what is truly important. Remembering that you are going to die is the best way I know to avoid the trap of thinking you have something to lose. You are already naked. There is no reason not to follow your heart."

Steve Jobs 

Envie de buller?

Haaa, le joyeux temps où de fumeux hippies nous faisaient rêver en technicholor...

Enjoy:

http://www.youtube.com/watch?v=0I4VKj4d0WI

mardi 11 octobre 2011

Leçon de parisienne





Changer de shoes, à l'anglaise, entre 2 stations de métro, de manièr élégante et discrète :)
Bravo mademoiselle!

mardi 27 septembre 2011

jeudi 22 septembre 2011

Ce qu'on aurait du vous dire sur l'amour...



Ma petite, en amour, ne pas avoir un crush pour quelqu'un qui finit par écrire les discours d'un politicien qui boit trop, ou un réalisateur intellochiant, ou un producteur, ou bien un garçon qui est déjà engagé avec une autre fille, ou bien quelqu'un qui part vivre a New York dans deux mois, ou bien toi, t'enticher d'un parisien quand c'est toi qui quitte le pays bientôt, évite, ma jolie, par pitié les garçons qui ne votent pas comme toi, ou bien qui aiment le golf, ou la poterie, le badmington, l'ukulélé, les écureuils, le Nutella, les pommes d'amour...

En amour, oh, ma jolie, surtout, surtout, ne pas coucher avec son coloc, collègue, prof, patron, garçon qui habite sur une autre rive de la Seine, garçon plus jeune que toi, petit que toi , moins poilu que toi, ne pas, en amour, craquer pour quelqu'un qui ne sait pas que ce qu'il veut c'est être avec toi, et aussi ceux qui font de stupides collections (ceux-là, ils ont peur de la castration), évite, en amour, ma fille, les garçons qui aiment trop leur maman et ceux qui ne l'aiment pas assez , ceux qui sont insécures et ceux aussi qui ont trop confiance en eux.

En amour, belle enfant, ne couche pas le premier soir et lave toi bien les dents, épile-toi et sois polie, mais trop trop, féminine mais sache débattre, sache te battre mais pas violemment, en amour, mon enfant, garde tempérance et discernement, fais preuve d'un bon tempérament.

Ah, et puis enfin, surtout, mon enfant, ma belle, ma jolie, surtout, enfin, tu oublies tout ce que je viens de te dire, parce que ma chérie, la seule règle, en amour, c'est qu'il n'y en a pas.